Environnement

Un projet respectueux des enjeux environnementaux

La lutte contre le changement climatique est aujourd’hui une préoccupation majeure pour l’ensemble des pays européens, dont la France, qui se sont tous engagés pour atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. L’éolien en mer contribuera à atteindre cet objectif avec le développement de projets sur les façades Manche, Atlantique et Méditerranée. La rubrique Contribuer à la transition énergétique détaille la contribution de l’éolien en mer à la neutralité carbone en France. 

En Normandie, sur la zone du projet, de nombreuses études ont été réalisées par l’Etat en partenariat avec des bureaux d’études reconnus en France.  

Ce travail est effectué à l’aide de mesures en mer et à terre, d’analyses en laboratoire et de modélisations numériques. En mer, les groupes biologiques potentiellement impactés par le projet sont les oiseaux, les chauves-souris et les mammifères marins. La ressource pour la pêche fait également l’objet de suivis. D’autres études permettent également de concevoir un projet tenant compte des enjeux du territoire comme l’impact visuel, le patrimoine, la pêche professionnelle, la sécurité maritime, le tourisme…  

Les études initiales sont progressivement complétées pour réaliser l’ensemble de l’étude d’impact du projet sur son environnement. Des mesures de suivi postérieures à l’étude d’impact sont également prévues pour étudier, qualifier et quantifier les impacts effectifs pendant et après construction du parc éolien.  

Pour en savoir plus sur la biodiversité marine et les enjeux environnementaux :   

Photomontages

Les photomontages accessibles via le lien ci-dessous ont été réalisés dans le cadre de la concertation menées par l’Etat.

Eoliennes en mer au large de la Normandie – Centre Manche 2 

Un projet respectueux des activités de pêche professionnelle

La Normandie est la 2ème région productrice de produits issus de la pêche. Les côtes normandes s’étendent sur plus de 600km, allant du Mont-Saint-Michel jusqu’au Tréport. La Normandie est bordée par la Manche, dont les conditions sont propices au développement de nombreuses espèces marines. 

Répartie dans de nombreux ports et points de débarques, depuis Granville à l’ouest, jusqu’au Tréport à l’Est, la flotte de pêche normande est constituée de plus de 600 bateaux de pêche artisanale, essentiellement côtière – des bateaux de taille inférieure à 16m et qui pratiquent des marées quotidiennes – et de quelques bateaux de pêche au large : des bateaux de taille inférieure à 24m et qui effectuent des marées de quelques jours. 

Source : CRPMEM 

Trois questions à Benoit Figarede, Responsable Pêche et Usages

Comment travaillez-vous avec les pêcheurs professionnels ? 

Le comité des pêches de Normandie est le premier acteur du territoire que nous avons consulté, car ce projet se déroule principalement en mer. Même si le débat public organisé par l’Etat en 2020 a permis de définir la localisation du site du projet, notamment car l’effort de pêche y est significativement moindre que dans d’autres secteurs, nous restons vigilants car nous savons qu’un certain nombre de patron-pêcheurs y travaillent néanmoins. Depuis, nous recueillons les recommandations des marins concernés et des experts pour adapter notre projet, de façon à limiter les contraintes pour les pêcheurs.  

Comment prenez-vous en compte les incidences sur la pêche ? 

Dès la première campagne de reconnaissance sur site au printemps 2021, à la demande des pêcheurs professionnels nous avons ajusté notre mode opératoire pour permettre une cohabitation avec certaines activités, afin de poser les fondements d’échanges constructifs. 

Nous entendons coopérer avec le comité des pêches de Normandie pour qu’il porte notre attention sur les métiers les plus concernés par le projet et la manière dont nous pouvons cohabiter, dans le respect mutuel de nos activités respectives.  

L’objectif est une stratégie gagnante pour tous : maintien d’activités de pêche en toute sécurité et exploitation du projet sans risques de dommages sur le parc éolien, notamment les câbles. 

Quelles mesures sont prises pour l’organisation des opérations en mer ? 

Le préfet maritime coordonne la sécurité en mer. Nous mettons en place une organisation spécifique avec les professionnels de la pêche. Cette cellule de coordination s’assure de la compatibilité du calendrier des opérations avec les pratiques de pêche locales et de la bonne communication en mer, entre les navires que nous affrétons et les navires en pêche.